CurcumaNews

Reprise alimentaire après le jeûne


Où comment ne pas se transformer en glouton.

Je voulais apporter ce complément « d’enquête » suite aux articles sur le jeûne et le jeûne et rando.

En effet, sans remettre nullement en cause les effets bénéfiques ou même thérapeutiques du jeûne , il faut y apporter des précisions importantes pour le mener à bien.

Car pour ma part j’ai dégusté (dans tous les sens du terme) et je ne souhaite pas réitérer les mêmes erreurs la prochaine fois. Alors si vous souhaitez vous lancer dans l’aventure, ces quelques informations supplémentaires vous serons peut-être bénéfiques.

3 étapes

Au delà de la préparation et du jeûne qui sont les 2 premières étapes, vous avez tout le bloc reprise alimentaire qu’il ne faut pas négliger (mon corps s’est bien chargé de me le rappeler).

J’avais déjà quelque peu évoqué les difficultés mais avec le recul, j’en sais plus.

Lors du repas de reprise alimentaire proposé par la maison du jeûne où j’ai séjourné, légumes crus et cuits nous étaient proposés. Nous avons également eu une discussion pour bien amorcer la suite. C’est à ce moment là que j’ai pris pleinement conscience que je ne m’étais pas suffisamment préparée

Il nous a été conseillé de faire le système inverse de la préparation alimentaire en réintégrant progressivement les aliments et avec parcimonie. 1 semaine de jeûne, 1 semaine de préparation, 1 semaine de reprise. Sauf qu’après 7 jours de jeûne, et encore plus s’il s’agit du premier, une sorte de gloutonnerie vous envahit.

La tête a faim mais pas le corps. Physiquement c’est gérable, mentalement il faut se préparer.

Manger peut se transformer en obsession. A priori, les personnes qui fantasment le plus sur la nourriture pendant le jeûne seront celles concernées par ce type de soucis à l’arrivée. Ce fût mon cas le troisième jour de jeûne où une sorte d’obsession culinaire m’a envahie. Elle s’était pourtant largement apaisée le 6ème jour mais apparement pas assez.

mousse au chocolat

La tablette ne survivra pas à la reprise

Le glouton

Difficile de résister à tout ce qui nous est proposé partout, à chaque instant. C’est un peu le problème de notre société actuelle de toute façon qui prône la bouffe en excès.

Pour ma part, cela fait bientôt 3 ans que mon rapport à l’alimentation s’est complètement apaisé et que je me sens bien. Sans surbouffe, sans avoir toujours le besoin de plus, plus et encore plus. Sans avoir l’envie de manger gras et n’importe quoi en permanence.

Mais voilà que le jeûne réactive ces instincts primaires et je me dis, mince, c’est pas bon !

J’ai tenu bon les 2 premiers jours de reprise avec des légumes et des crudités et puis le lendemain un petit restaurant était trop tentant, et puis celui d’après aussi, et puis allons-y gaiement, toutes les invitations que j’avais déclinées ont finalement été acceptées et puis c’est devenu n’importe quoi.

Oups.

Il y avait aussi l’obsession de reprendre rapidement du poids car j’en avais perdu pas mal et je suis rentrée amaigrie (ce qui me parait logique). Alors vite, reprenons du poids, il ne faut pas alarmer les proches (j’en ai déjà parlé par ici).

Je sentais bien que mon corps n’appréciait pas. J’ai repris les 6 kg perdus en un rien de temps mais j’étais toute bouffie ! Ce n’était pas de la masse mais de la flotte…

Jusqu’au moment où ce non contrôle s’est transformé en une gastro carabinée par excès de mélange en tout genre. Pas vraiment de la malbouffe (je n’ai pas sombré dans la bouffe industrielle) mais plus par un mélange excessif de trop de choses qui me faisaient envie et surtout en trop grande quantité. Mince.

procrastination

Ça va faire un peu léger je vais au restau…

Le corps reprend ses droits

Et c’est là où le corps est une machine formidable. Je l’avais déjà évoqué dans mon article sur la maladie mais c’est toujours impressionnant de le constater en vrai. Moi qui pendant des années n’ai jamais écouté mon corps ni les différents signaux qu’il m’envoyait, aujourd’hui j’en prends toute la mesure.

Et quand le corps n’est pas d’accord et que vous lui portez atteinte il sait parfaitement vous le faire comprendre. Enfin, normalement, encore faut-il lui laisser l’occasion de s’exprimer.

Je suis en train de me former en naturopathie (je vous ferai prochainement un article sur le sujet). Il nous est expliqué que les corps qui n’ont jamais eu, ou peu, de maladies infantiles, ou qui n’ont jamais eu l’occasion de s’exprimer face à la maladie, ceux dont le système immunitaire n’est jamais arrivé à maturité, spolié par des prises d’antibiotiques ou cachet en tout genre, sont aussi les plus à même de developper des maladies type cancer, maladie auto-immune, j’en passe et des meilleurs.

Le corps ne sait pas réagir fasse à l’agression puisqu’il ne s’est jamais entrainé pour.

Il ne sait pas reconnaitre les cellules dégénérées. Faut-il devenir un kamikaze et rejetez en bloc les médicaments ? Non. Il faut s’écouter. Une fièvre persistante surtout chez un enfant ne doit pas être prise à la légère. Sans jouer aux apprentis sorciers, il faut laisser le corps s’exprimer un minimum et se défendre.

C’est marrant (enfin tout est relatif) quand on m’a annoncé que j’avais un cancer je me suis tout de suite dit « c’est bizarre, je n’ai jamais été malade« , tient, ça alors.

Bref, je m’écarte du sujet, et je ne dis pas ça pour vous alarmer, simplement pour vous expliquer que le corps nous parle et qu’il faut l’écouter. J’ai donc fait ma petite gastro carabinée, j’ai laissé la fièvre me pourrir la journée et la nuit sans intervenir (je l’avais bien cherché en m’empiffrant) et le lendemain tout était rentré dans l’ordre. La gloutonnerie aux oubliettes et le retour à des envies normales. Je n’étais plus bouffie non plus. Un bon réglage en somme.

maladie

Je prendrais juste le verre d’eau merci

Conclusion

Que faut-il tirer comme conclusion ? On n’entre et on ne sort pas d’un jeûne comme ça. Je pense que la reprise alimentaire est primordiale. Car la préparation est assez simple, on est motivé et tout va bien. Le jeûne en lui même n’est pas compliqué, si ce n’est de gérer le mental, tout dépend aussi de votre réaction, si vous ressentez les maux du décrassage ou pas. Puis la reprise arrive en fin de parcours alors qu’au final il s’agit clairement d’une continuité.

Pour un jeûne d’1 semaine, il faut calculer 3 semaines de « replis » dans son quotidien. Ce n’est pas rien. Car si vous rentrez et que vous êtes invité de toute part, il sera compliqué de décliner tant c’est tentant.

Après il s’agit de mon expérience, cela ne vous concernera peut-être pas et peut-être que pour vous la préparation sera la phase la plus contraignante ou qu’il n’y aura aucune contrainte !

Je souhaitais seulement vous faire part de ce retour en fanfare.

N’hésitez pas à partager votre expérience !

erreurs alimentaires

Ne vous laissez pas avoir par la gloutonnerie !

 

 

 

Commentaires

  1. bantegnies dit :

    bonjour un peu déçue à la lecture de cet article…rien concernant la reprise, après le jeûne..;dommage

    1. Curcumabox dit :

      Bonjour, qu’auriez-vous aimé savoir de plus ?

  2. Lycaos dit :

    Bonjour.
    Je suis d’accord avec vous, il n’y a finalement aucune explication sur la reprise (quoi manger, et pendant combien de temps selon la durée jeûne, que faire, à part éviter la gloutonnerie, pour que le corps ne stock pas un paquet de graisses rapidement, etc).

    1. Curcumabox dit :

      Bonjour, Je suis en train d' »crire un livret sur le sujet qui abordera tous ces points. Pour ce qui est de la reprise alimentaire, elle se déroule comme la décélération, on réintègre progressivement les aliments. 1 semaine de jeûne, 1 semaine de décélération, 1 semaine de reprise alimentaire. La reprise alimentaire est ce qu’il y a de plus compliquer car vous pouvez en une semaine annuler tous les effets bénéfiques de votre jeûne en mangeant trop rapidement. Il faut être préparé psychologiquement et se dire que la fin du jeûne ne signifie pas orgie alimentaire. Lorsque l’on se programme uniquement sur une semaine c’est là où l’on risque de gloutonner, il faut être prêt sur au moins deux semaines. Et sur le quoi manger, on le sait tous, des produits naturels et non transformés, on essaie d’adopter une nouvelle hygiène de vie que l’on essaiera de maintenir dans le temps. Pas de produits industriels, mais par exemple des soupes maison consistantes et douces que l’on pourra digérer sans contraintes (carotte, pomme de terre,patate douce, navet, courgette…). Pour ma part, le cru me réussi difficilement à la reprise, trop violent pour mes intestins et pas assez consistant pour m’éviter l’envie de gloutonner. Il faudra faire en fonction de votre état. Le sucre est à réintégrer avec grande modération et très progressivement.Si l’estomac se sent contenté, il y aura moins de pulsions alimentaires. Mais la base est quand même de jeûner lorsque l’on a un rapport sain avec la nourriture et qu’elle n’est pas seulement là pour répondre à vos émotions (chagrin, ennuie..). Il est d’ailleurs fortement déconseillé aux personnes boulimiques ou anorexique d’entamer un quelconque jeûne. il faudra au préalable retrouver un rapport sain à la nourriture sinon se sera la catastrophe assurée (exacerbation des pulsions). J’expliquerai tout ça dans le livret à venir. Belle journée

  3. mamymols dit :

    Bonjour
    Pour la reprise déjà quoi manger pendant ces trois semaine.

    1. corinne dit :

      Bonjour ,pour moi ce sera une pomme coupée en petit en fin d’aprem et puis je me réalimenterai le lendemain matin par un petit jus bien vert à l extracteur, à midi une bonne soupe de légumes maison, et le soir une bonne tisane avec 1cac de miel.boire beaucoup d’eau entre les repas et ce reposer, le jeûne va continuer son effet bénéfique de la sorte et rajouter chaque jour des légumes crus cuits, des fruits à 16h ou le soir mais tout doit ce passer en douceur

  4. Lucile dit :

    J’ai eu beau lire votre article, je suis quand même tombée dans le panneau!! J’approuve à 100%: j’ai fait un petit jeûne de 3 jours 1/2 sans aucune préparation, et la sortie du jeûne m’a tellement angoissée que le 4ème jour, je me suis jetée sur la nourriture… j’ai pas eu besoin de beaucoup manger, l’estomac étant fermé, j’ai été prise de douleurs dans le ventre, nausées: et hop bonjour la cuvette! J’avais beosin de faire mon expérience, je referais un jeûne parce que les effets maintenant sont remarquables (j’ai bcp plus d’énergie physique et mentale) mais j’espère aborder cette dernière étape plus sereinement!!

  5. nicole miribel dit :

    Bonjour
    J’ ai jeûné 11 jours après une descente alimentaire de 5 jours. J’ ai repris l’alimentation doucement légumes et fruits le 1 et 2 ième jour et le troisième je travaillais au restaurant et là grand craquage. j’ ai mangé comme si je n’ avais jamais jeûné et pareil le lendemain ,lundi de Pâques.J’ ai essayé de me raisonner et de reprendre fruits et légumes mais j’ ai tenu 2 jours après comme vous le dîtes, tombent les invitations, et l’ envie de tout…..Je n’ ai pas eu de problèmes de digestion. Mais depuis 2 jours donc 11 jours après la fin du jeûne, j’ ai des douleurs au foie comme j’ avais ressenti pendant 2 jours en cours de jeûne alors que je n’ai jamais eu de problème au foie. Je commence à m’inquiéter. Quelqu’un a-t-il eu le même problème? J’ avais perdu 7.5 kg en 16 jours et en une semaine j’ en ai repris 4! Pourtant je me sentais vraiment bien avec ces kilos en moins mais je n’ ai aucune volonté pour me restreindre.Il est plus facile de jeûner complètement que de se restreindre ! Merci pour vos réponses

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *