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Procrastination mon amour


Une bonne partie de FIFA et le temps passe trop vite, c’est bon de se détendre, dommage pour le cours de nage papillon de 12h que nous loupons pour la deuxième fois cette semaine, de toute façon, la nage papillon ça ne nous servira à rien.

C’est quoi la procrastination ?

La procrastination est l’art de toujours remettre au lendemain ce qui pourrait être fait de suite. Un art dans lequel j’excelle et qui concerne beaucoup de personnes. Surtout dans un monde où tout va trop vite, il est très facile de s’ôter des tâches et de les remettre à plus tard.

C’est devenu tellement banal que la procrastination a sa journée mondiale, le 25 mars. Mais plutôt que de banaliser le phénomène, essayons de le comprendre.

Cela concerne tous les domaines, la santé, le sport, l’administratif (quoi de plus normal me direz-vous), les apéros (ah non pas là), les courses, la visite dominicale à Grand Mamie, le saut en élastique que l’on s’était vanté de faire les doigts dans le nez…tout.

Faire les choses au dernier moment n’est pas forcément synonyme de procrastination. Tant que ça n’induit pas de conséquences négatives, nous pouvons pratiquer cet art en toute quiétude. Certains aiment faire leur travail à la dernière minute car ils se sentent plus efficaces (c’est mon cas) sans que cela n’induise pour autant des effets négatifs, si tout est fait en temps et en heure.

La procrastination pose problème quand elle nous met en danger, psychologiquement et physiquement. Attendre avant de passer cette satanée IRM dont nous ne voulons pas vraiment connaitre les résultats. Se dire qu’il est 18h et que nous pouvons attendre encore un peu avant de se mettre en route pour aller récupérer son enfant à l’école (non, à 18h, on n’est pas large). Courir en permanence après le temps est source de stress et de frustration parce que souvent nous n’arrivons pas à tout faire. C’est là que la culpabilité intervient (la revoilà, elle nous suit). Mais procrastiner peut aussi cacher une dépression, de l’anxiété ou des phobies.

Mais il suffit de peu pour ne plus se laisser déborder et envahir.

procrastination

C’est bon, il me reste une minute pour annuler, je suis large !

Identifier le processus

Pour faire face à l’ennemi il faut le comprendre. La procrastination serait-elle simplement une mauvaise gestion du temps ? Oui, bien souvent et elle se caractérise comme suit :

  • Une mauvaise estimation du temps. Je n’ai besoin que de 15 min pour aller à ce RV, j’ai le temps de faire autre chose en attendant….(nous oublions les aléas, les bouchons, les « autres ») et du coup il est facile de râler après tout le monde, parce qu’ILS nous mettent en retard alors que nous étions largement dans les temps.
  • Le manque de confiance ou la peur d’échouer. Nous ne risquons pas grand chose en remettant systématiquement au lendemain. Surtout pas de réussir d’ailleurs.
  • Ne pas savoir prioriser. Je dois faire mes impôts mais j’ai un mois devant moi, ça attendra. Sauf que le jour J nous serons occupés à autre chose et que nous allons donc payer des pénalités.
procrastination

Le repas est prêt ? hum, la crevette ça n’attend pas, tant pis pour le footing.

Quelques règles simples

  • Commençons peut-être par ne pas nous imposer un planning quotidien irréalisable dans les 24h impartis de la journée (dormir à son importance)
  • Mixer les tâches plaisir avec les corvées, pour les fondre dans la masse (Hop ni vu ni connu, ça c’est fait)
  • Doubler, voir tripler le temps évalué pour la réalisation d’une tâche et éviter ainsi le décalage entre temps estimé et réalité (pensez au chien qui va traverser la route à 13h12 et bloquer la circulation)
  • Se fixer des échéances claires et ne s’accorder qu’un seul report maximum
  • Eviter les distractions, couper votre wifi ! Non, ce reportage sur le bernard l’hermite n’est pas plus important que votre loyer à payer.
  • S’enlever de la tête les pensées dysfonctionnelles du type « je n’y arriverai jamais », « je ne sais pas faire », « je suis nul/le »…(le manque d’estime de soi revient dans nombre de nos problèmes quotidiens, c’est la base de tout, apprendre à s’aimer et se faire confiance, j’en reparlerai)
  • Attention que cela ne cache pas une dépression, l’envie de ne rien faire, le goût à rien, plus de motivations (il faut en parler à votre entourage).

A l’inverse, pour faire face aux procrastinateurs de votre entourage, soyez prévoyant. Par exemple, quand j’organise un dîner à la maison pour 20h, il y a toujours une ou deux personnes à qui je dirai de venir pour 19h, ainsi elles arriveront probablement vers 20h15 !

procratination

Les impôts attendront, j’ai piscine.

Vous ne souhaitez pas arrêter la procrastination ?

Alors ne culpabilisez pas davantage. Il paraitrait (étude à l’appui du Pr Adam Grant) que la procrastination serait le propre des gens créatifs. En effet, remettre les choses au lendemain permettrait aussi une réflexion plus approfondie et la découverte de solutions plus innovantes. Les idées convenues feront place à l’originalité.
Steve Jobs était un procrastinateur hors pair. La fortune nous guette, réconfortant non ?

Que faut-il conclure ?

L’important est de se sentir bien dans ses bottes, vous en avez marre de procrastiner parce que ça ne vous apporte que des problèmes ? Ou vous pensez que ça ne vous fait pas de mal et que ça vous rend au contraire plus créatif ?
C’est une question de ressenti. Si vos retards répétitifs vous mettent hors de vous et que vous en concluez que de toute façon, c’est comme ça, vous êtes toujours en retard, c’est dommage, car vous pouvez réellement solutionner ce comportement qui n’est pas une fatalité.
Maintenant si vous aimez râler c’est autre chose. Râler car les magasins sont fermés le dimanche alors que vous étiez en vacances et que vous aviez tout le loisir d’y aller en semaine,  c’est juste procrastiner pour le plaisir (prendre le temps de temps en temps).
Allez cadeau.

Commentaires

  1. nadia dit :

    Je n’ai qu’un mot à dire… j’adoooooreuuu !
    Les sujets sont intéressants, bien illustrés (réf. esthétisme noir et blanc de l’article sur la procrastination), la rubrique (j’ai testé), etc.
    On s’en met plein les mirettes (photos léchées), les papilles (recettes qui donnent l’eau à la bouche) et les neurones (contenu édifiant). Bref, je me « curcumatise » et je sème à tout vent. Dernier mot : merciii !

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